Mot de bienvenue

Mes chers amis,

Il y a de cela bientôt deux ans, je lançais un appel à tous les Gadiris pour faire un constat sur notre ville. Agadir avait besoin d’ambition, et vous avez largement répondu à cet appel, à travers vos commentaires ciblés, vos remarques pertinentes et vos propositions concrètes.

J’avais promis à l’époque que cet article serait la première pierre d’une longue marche pour préparer mon programme et ma campagne à la mairie d’Agadir en 2009.
Et bien mes chers amis, le temps a passé, des commentaires ont été rédigés sur mon blog, des messages ont été envoyés sur mon adresse mail et sur mon Facebook (merci à Kamal ElBlihi d’ailleurs) et aujourd’hui la campagne 2009 est à nos portes.

C’est donc à ce titre que je me permets de vous lancer plusieurs appels :

1. Votez :

Vous avez sûrement entendu cette parole des centaines de fois, sans en voir l’utilité. Convaincu que, élections après élections, peu de choses changeaient vraiment. Certain que dès que la campagne sera terminée les différents politiciens vous oublieront et oublieront leurs promesses. C’est la remarque que l’on m’avait faite aux dernières élections parlementaires en me disant que mon blog disparaitrait dans les mois qui suivaient. Aujourd’hui il est toujours là, après 60 articles et 281 commentaires. Le design a même été revu pour l’occasion. (Merci Walid)

La majorité des Marocains dans le besoin, ne vote pas, et ne croit plus en grand-chose. C’est cette majorité, qu’il faut gagner.

Votez donc mes amis, déplacez-vous, allez aux urnes… Car en ne votant pas, vous perdez le droit de critiquer la gestion de votre ville puisque vous n’étiez pas au rendez-vous pour choisir ses dirigeants. Ne faites pas ce cadeau aux mauvais gestionnaires… !

2. Agissez, communiquer, dénoncez

Je lisais il y’a quelques temps dans un article journalistique la phrase suivante : « Ce qui sauve ce pays, c’est sa société civile. Pas celle des cocktails dînatoires sur la modernité et la démocratie, mais celle des micro-associations de développement. Celle de ces grappes d’anonymes qui s’activent et dépensent une énergie folle, loin des projecteurs, pour remettre à niveau des quartiers déshérités dans les grandes villes ou des douars oubliés dans la montagne. »
Nous venons, vous et moi, d’une région immensément riche, mais qui souffre de l’exclusion, de la misère à tous les niveaux et d’un manque flagrant d’infrastructures et de vision. Agissons donc ensemble, si vous avez des remarques, des visions d’améliorations, des problèmes à dénoncer… Participez , envoyer un commentaire ou un mail. Vous pouvez également faire avancer les choses à votre niveau ! Arrêtez d’être spectateur, devenez acteurs !

Agadir est sur le bon trend. Et s’il nous faut deux fois plus de temps pour réaliser ce que nous n’avons pu réaliser depuis quelques années, autant s’y mettre deux fois plus vite.

3. Gardez de l’espoir pour votre ville

Nous sommes à l’origine des Soussis, ces hommes fiers de la région du Souss, guerriers et insoumis. Nichés dans les montagnes, ils ont résisté à l’empire romain et aux invasions Portugaises… Nous avons même, après un tremblement de terre ravageur, pu rebâtir une ville qui nous sert encore aujourd’hui de maison.

Je l’ai déjà dit sur mon blog, ce que je désire pour mon pays et pour ma ville, c’est exactement ce que j’attends de mes enfants : qu’il se montre à la hauteur de ses potentialités.

Beaucoup de choses sans à revoir, à corriger, à améliorer… Je m’en rends bien compte.

Mais je reste convaincu que là où il y a des carences, il y a des opportunités. La véritable question n’est pas ‘plus ou moins d’Etat’, mais ‘mieux d’Etat’. Alors travaillons ensemble pour redonner à Agadir l’ambition qu’elle mérite.

Ce site se veut un fédérateur de vos réactions.

Dans l’attente de vous écouter.

B.Z.

Biographie

Brahim Zerkdi est né le 16 septembre 1960 à Aït-Melloul (Agadir) d’une famille essentiellement berbère de la région du Souss.
Il est marié et père de cinq enfants.

Cursus:

• École Mohammadia d’Ingénieurs – Université Mohammed V (Rabat)

Carrière:

• Chef de projet puis Directeur dans une entreprise de construction de bâtiments
• Directeur d’une société de promotion immobilière
• Directeur d’une société de transport public
• Directeur d’une société de production de matériaux de construction
• Administrateur de banque

Fonctions électives:

• Président de la commune rurale de Dragua (1992-2003)
• Député au Parlement (1993-1997)
• Membre de la chambre de commerce et industrie d’Agadir (1992-1997)
• Président CGEM-Sud (1994-1996)
• Membre de la commission parlementaire désignée par feu SM Hassan II chargée des relations avec le parlement européen (1995)
• Réélu au Parlement en 2002
• Membre de l’assemblée parlementaire Euro-Med (2003-2007)
• Coordinateur de la commission ad-hoc sur la réflexion de la création d’une banque Euro-Med
• Chef de l’opposition au conseil de la ville d’Agadir (depuis 2003)
• Vice président de la commission des finances puis des affaires étrangères au Parlement
• Réélu au Parlement en septembre 2007

Fonctions politiques :

• Membre du bureau politique du Mouvement Populaire, depuis 2000
• Réélu au bureau politique du MP réunifié et chargé des relations extérieures
• Coordinateur du MP dans la région d’Agadir
• Représentant du MP au sein de l’Internationale Libérale

Décorations :

• Wissam du Mérite National de catégorie exceptionnelle

Monsieur Zerkdi est actif sur le plan local dans la région du Souss où il a déjà été président de la commune rurale de Drarga et membre du conseil de la ville d’Agadir dont il est l’initiateur du festival Cinéma et Immigration.

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Programme électoral communales 2009

1. Pour la vision urbaine et sociale de la ville :

Bien s’intégrer dans une zone suburbaine en Agadir dépend de facteurs divers et variés.

Les périphéries des grandes villes sont souvent sectorisées de façon un peu caricaturale : banlieues aisées, banlieues difficiles.

Vivre en banlieue est d’abord un besoin économique. Dans le cas d’Agadir c’est du racisme urbain qu’a visé l’exclusion sociale des bidonvillois. Anza (el-oulia) en est la représentation.

Les zones suburbaines sont réputées difficiles, pourtant s’y intégrer n’est pas si difficile même si ce n’est pas aussi évident. Vivre en zone suburbaine demande donc une connaissance des lieux.

On peut y vivre de mille et une manières. Selon ses origines, on peut tout à fait s’enfermer dans un ghetto, ne pas en sortir, essayer d’y reproduire sa culture. Les moyens pour se fondre dans le paysage citadin passent d’abord par le milieu scolaire, l’emploi, puis le milieu associatif.

Agadir est une ville bigarrée aux populations contrastées. L’intégration est une nécessité que toutes les générations ont connue. Et les pouvoirs publics doivent y aider. Je suis désolé, aujourd’hui, de voir que l’accent est mis sur le secteur balnéaire au détriment d’autres quartiers de la ville. Voici donc mes propositions pour améliorer la situation :

* Créer des associations soutenues par la mairie permettrait non seulement d’intégrer les nouveaux arrivants, mais de motiver aussi toute une jeunesse en mal de repaires.

Malheureusement, il est difficile de parler des banlieues sans évoquer les tensions existantes.

Nous devrons y mener des actions pour réparer les négligences du passé (ou de nos prédécesseurs) en coordination avec les associations locales, pour guider et aider au mieux les jeunes de ces quartiers.

La démarche est de se regrouper autour du concept de citoyenneté. Débats, rencontres, interventions dans les écoles, pression sur les acteurs concernés permettront d’éviter l’isolement de ces nouveaux pôles urbains (Anza el-oulia.hay mouhamadi..) et d’aider à l’insertion de ses habitants.

* Il sera aussi important de développer les activités culturelles

Cinéma, musique et sport sont peut être les fédérateurs les plus efficaces de la cohésion urbaine. Ainsi une télévision sur le net proposant des films, des infos, des débats sur l’actualité immédiate, inviterait les élus, les citoyens, les représentants politiques et administratifs, ou des artistes, ou des sportifs. L’initiative pourrait être pilotée par la mairie dans le cadre de son programme numérique (voir suite du programme).

Créer des événements culturels durant toute l’année semble également primordial. Toutefois, nous ne sommes pas obligés de nous limiter aux festivals de musique. Dans ces zones en proposant des pièces de jeunes auteurs, des sportifs issus de cette banlieue et qui ont une stature nationale ou locale pourraient être sollicités pour aider à l’intégration des jeunes. On peut imaginer des concours de hip hop, concerts, expositions de peintures ou de photos, pourquoi pas un “café philo”, en banlieue il faut oser le faire, des librairies conseils…

Le mélange des cultures (culture amazigh, culture hssani, etc.) est dans notre région une force. La jeunesse suburbaine est un moteur puissant d’innovation et de vie. La difficulté aujourd’hui ne se résume donc plus à la seule intégration des ex-bidonvillois dans la ville, mais à l’intégration des nouveaux pôles urbains- qui ont été visé par le programme ; Agadir sans bidonville- dans leur paysage socio culturel. L’enjeu est de taille et le chemin loin d’aboutir.

* Adopter une meilleure gestion des ressources hydriques :

Je ne conteste pas les chantiers lancés pour doter la ville de parcs et de verdure digne d’une ville touristique. Mais pour moi, qui considère que notre région a un gros problème d’eau, le souci de l’économie de l’eau aurait dû être également présent dans le choix de plantes et dans la gestion de ces espaces verts. Que ce soit à Phoenix en Arizona ou encore Lanzarote aux Iles Canaries, il y a plusieurs exemples en la matière dont on aurait pu s’inspirer. Je suis donc pour une meilleure gestion de l’eau et une politique plus objective et efficace en matière d’espaces verts.

* Viser une approche commune du Grand Agadir :

Toujours dans le même esprit je suis pour la mise en place d’un syndicat des communes. D’El Kolea à Aourir, c’est le même traitement des ordures, les mêmes liaisons de transports, le même réseau d’éclairage, sans oublier les grandes infrastructures routières qui traversent toutes les communes qui sont sur cet axe. Ca ne serait à mon avis que logique de bénéficier d’une vision commune.

2. Pour la vision technologique :

Notre ville compte un certain nombre d’administrations mis à part el baladiya. Ces administrations causent toutes des dépenses aux niveaux téléphoniques et informatiques. Des dépenses qui pourraient être réduites en améliorant la qualité de service et de fourniture de ces besoins devenus indispensables au 21ème siècle. C’est à ce titre que je souhaiterai déployer le concept de TOIP (téléphonie internet) pour les administrations gadiries. Je ne connaissais moi-même pas le principe il y a quelques mois.

L’idée est d’importer les vertus d’internet mais pour le réseau téléphonique. Pour faire simple, voici un bref récapitulatif en quelques points du projet :

En installant ce réseau TOIP, les quelques collectivités et les nombreuses entreprises qui ont fait ce choix réalisent de substantielles économies sur les dépenses de télécommunication, mais bénéficient également de nouvelles applications pour améliorer la qualité d’accueil et d’information du public, l’échange et la convergence des informations. Ce choix pour la TOIP sera cohérent avec la démarche « ville numérique » que nous souhaitons engager pour Agadir : site portail, intranet des services etc. …

La TOIP permettra à la ville de :

- simplifier et rationaliser l’infrastructure des communications téléphoniques

- réduire les coûts des communications (les appels inter sites ne passent plus par un opérateur téléphonique)

- gérer un seul réseau performant (voix et données) plutôt que plusieurs infrastructures téléphoniques et un réseau informatique spécifique, permettant de réduire les coûts de gestion et de maintenance

- disposer d’une solution correspondant aux technologies d’avenir

- développer des applications spécifiques à la TOIP : service de gestion et de suivi des appels de la population du type « allo mairie – n° vert », messagerie intégrée, annuaire centralisé … ce qui aurait des retombées plus que positives pour les Gadiris ! Ces derniers par exemple n’auront plus besoin de se déplacer pour un certain nombre de services qui pourraient être fournis par téléphone ou via web.

Les sites raccordés au réseau ville TOIP seraient : el baladiya, les bibliothèques de la ville, les bâtiments scolaires et les administrations etc.

Pour ceux qui auraient un peu de mal avec ce charabia technique, il est important de comprendre que le but en soit n’est pas l’avancée technologique seulement mais l’assainissement des coûts et des services rendus aux citoyens. En résumé, outre une optimisation des coûts de fonctionnement et de maintenance, la téléphonie sur IP permettrait à Agadir de mettre en réseau l’ensemble de ses sites et de mutualiser les applications télécoms.

3. Politique de services municipaux : Pour une gestion déléguée :

La délégation des services publics est, de nos jours dans les pays étrangers, de plus en plus fréquente. Les services publics constituent la première manifestation des interventions de l’administration. Ce sont des activités essentielles fournissant des prestations aux administrés, par exemple : la propreté, la collecte des ordures, le transport urbain…

En régime normal (si je peux m’exprimer ainsi), les services publics ont un mode de gestion particulier, en principe ils sont gérés par des personnes publiques, soit de manière directe, ou de manière autonome.

Depuis bientôt quelques années, ils peuvent également être délégués (ce que je soutiens activement), c’est-à-dire que sur la base d’un contrat, l’administration confie la gestion d’un service public dont elle a la responsabilité à un délégué public ou privé dont la rémunération est liée aux résultats de l’exploitation de ce service. Ma vision des choses est que nous avons atteint une limite et que dorénavant il serait préférable à la ville d’opter pour le principe de délégation concernant certains secteurs ; à commencer par le traitement des ordures.

Comme je l’ai déjà dit dans mes interviews je ne crois plus, par exemple, à l’éboueur-fonctionnaire. Durant ces dernières années, des dizaines de poubelles n’ont pas été renouvelées, sans oublier que les toilettes publiques sont rares… Cette délégation permettrait de faire du meilleur travail et garantir un meilleur impact à la population, étant donné que les services de la mairie ont du mal à tout suivre notamment pour manques de ressources (principalement humaines). Imaginez par exemple qu’il faut doubler le parc des camions à ordures ou poubelles, la municipalité peut avoir (a déjà) du mal à le faire, alors que le délégué peut lever les fonds beaucoup plus facilement.